5/30/2005

La France d ' ici Vs. la France de l à-bas


Ainsi en ont décidé les Français d’ici. Ce sera Non à la constitution européenne, à 54,68% selon les chiffres affichés sur le site du ministère de l’Intérieur.


Ainsi le souhaitaient les Français de là-bas : Oui à 80,99% pour les Français de l’étranger. http://www.interieur.gouv.fr/avotreservice/elections/rf2005/099/index.html


Le débat aura eu le mérite de mettre à jour la fracture entre une France du « dedans » contre une France du « dehors » ; entre une France nombriliste, cédant aux sirènes nauséabondes de l’étranger fauteur de troubles qui va voler le travail et le pain, une mondialisation refusée, un radicalisme utopiste et nationaliste (à ne pas confondre avec patriotique)… et une France qui est à l’aise dans la mondialisation, qui gagne à l’extérieur et qui, une fois franchit le pas de se confronter aux étrangers, comprend que la dynamique et l’enrichissement sont dans l’échange et le développement.






5/29/2005

Un peu de finesse … le langage des fleurs


Anemone : Persévérance
Anthémis : Amour terminé
Azalée : Joie d’aimer
Bleuet : Amour timide
Cyclamen : Beauté jalousée
Glaïeul : Rendez-vous
Gueule de loup : Désirs
Iris : Cœur tendre
Lilas blanc : Aimons nous
Lilas mauve : Mon cœur est à vous
Lis : Pureté
Marguerite : Je ne vois que vous
Mimosa : Sécurité
Muguet : Coquetterie
Myosotis : Souvenir fidèle
Œillet : Ardeur
Pensée : Ferveur
Pivoine : Sincérité
Pois de senteur : Je ne vous crois pas
Renoncule : Reproches
Rose : Amour
Tulipe : Déclaration d’amour
Violette : Amour caché




5/24/2005

Ce qu ’il va vraiment se passer si le non au référendum sur la Constitution passe.


C’est vraiment le sujet qui préoccupe tout le monde en ce moment, cette Constitution. Toutefois, c’est la dernière fois que j’écris là-dessus.


Il faut malheureusement s’interroger sérieusement sur les suites si le non est majoritaire le 29 au soir. On nous parle de plan B, de plan C…


Il faut tout de même se remettre en mémoire qu’à ce jour 9 pays ont d’ores et déjà validé l’adoption de cette constitution, que ce soit par voie référendaire ou parlementaire. La position française consistant à expliquer que le non français va permettre de relancer un processus pour renégocier le texte pourrait prêter à sourire, si l’on considère que c’est une nouvelle preuve du nombrilisme de ce cher vieux pays. Toutefois, je suppose que cela doit commencer à agacer sérieusement nos partenaires européens qui ont déjà accepté ce texte. La position française signifie donc que le non français a plus de poids que le oui d’ailleurs ?


Je pense que les suites qui vont concrètement se mettre en place dans le cas où le non français est majoritaire sont les suivantes :


1 – L’Union Européenne aura une réalité politique entre les pays qui ont dit oui au texte ;
2 – Si la France doit se re-prononcer sur un texte, ce sera sur le même texte. Ou plutôt, on aura un référendum qui ne portera pas sur le texte de la constitution européenne, mais sur la volonté de la France d’adhérer à l’Union Européenne (et son organisation juridique existante au travers de la Constitution) ;
3 – Le temps que nous réglions cette situation, les députés français au parlement européen n’auront plus qu’un avis consultatif ; les ministres et le Président n’auront plus qu’un avis consultatif aux différents conseils.
4 - Si la situation traîne, les mécanos industriels se mettront en place sans la participation de la France...


Bref, la France se retrouvera dans la même position qu’un pays demandant à intégrer le noyau dur de l’Union Européenne, nouvelle mouture, régie par la Constitution européenne.


Les syndicats pourront continuer à faire pression sur les politiques pour conserver nos fameux services publics. Mais ces mêmes entreprises (RATP, EDF…) devront plier bagage des positions internationales qu’elles ont commencé à prendre (RATP à Londres, Barcelone… ; EDF en Italie, Espagne…). Cela n’augure rien de bon sur le plan économique.





5/20/2005

Le mal fran çais des débats à côté de la plaque


Je n’arrive toujours pas à comprendre pourquoi les débats en France ne restent jamais centrés sur l’essentiel.


Avec le débat sur la Constitution européenne, on atteint vraiment les sommets du ridicule. Le texte est tout simplement un cadre. Il définit en gros la largeur et la longueur du terrain, les possibilités d’agrandissement ou de rétrécissement, le nombre de joueurs, les règles de hors jeu… Les partisans du non ont réussi ce tour de force de déplacer le débat parce qu’ils voudraient que ce texte définisse la couleur des maillots, le style de jeu, la position des joueurs sur le terrain. Bref, un ramassis de vieux relents nationalistes d’un côté (reconstruisons la ligne Maginot, c’était tellement mieux avant…), de l’autre côté toute cette idéologie de règles du jeu figées qui ont fait la réussite économique de tous les anciens pays de l’Est et de Cuba. Il semble pour ces derniers que la Constitution soit trop libérale ; terme devenu impropre par je ne sais quel miracle. C’est tout de même le système libéral qui permet de laisser place aux initiatives, qu’elles soient intellectuelles, sociales, économiques...


On trouve également des arguments délirants où l’on reproche à la Constitution européenne de ne pas contenir des règles qui n’existent même pas dans la Constitution française. Ce n’est certainement pas au niveau d’une constitution que l’on définit des règles de mariage, d’avortements, de programme économique.


Le plus inquiétant dans tout cela, c’est également la proportion des jeunes et cadres qui se crispent sur le non, alors que les anciens n’ont pas oublié l’objectif de cette construction européenne et son origine, issue de ruines et de cendres. Je ne peux pas croire que les ambitions françaises se limitent à l’immobilisme, savoir à 20 ans quel sera le montant de sa retraite, ambitionner de travailler dans la fonction publique tout en souhaitant vivre le rêve américain… Depuis que Napoléon a pris une pâtée à Waterloo, la France ne cesse de se rétracter. L’Europe est une ambition qui permet de retrouver de l’espace.





4/30/2005

D éclarer ses impôts sur Internet : encore une preuve de l’incompétence économique de l’Etat


Le principe est simple. Vous pouvez déclarer vos impôts sur Internet. En échange, on vous accorde une remise de 20 euros. L’Etat met donc en place un système (combien de millions dépensés ?) et oublie un simple point : Internet est devenu d’un usage très courant en France.


Résultat : système bloqué, annonce de délais supplémentaires, obligation de gérer les fausses rumeurs sur la possibilité finalement de répondre par papier avec une copie d’écran de problème technique…


L’Etat vous répondra qu’il a été victime de son succès. Le prestataire technique qui a accompagné la mise en place du système vous répondra que ce n’est pas de sa faute, c’est tout ce qu’il pouvait faire en regard du budget consenti… etc. Imaginez simplement qu’une enseigne commerciale invite ses prospects et clients à acheter sur le site Internet plutôt que par catalogue, avec remise d’une réduction de 20 euros (ce sera plutôt un bon d’achat de 20 euros du reste). Si l’enseigne commerciale avait géré son système comme l’a fait le ministère des finances, autant dire qu’elle aurait ou mis la clé sous la porte, ou au moins affronté un déficit d’image qui n’aurait pas ravi les actionnaires, voir conduit à la démission du comité exécutif.


Le ministère des finances aurait peut-être intérêt à confier la collecte des télé-déclarations à une société privée selon un modèle garantissant que chacun assume sa charge : rémunération fixe (mise en place du système à prix coûtant) + variable (20 euros par déclaration traitée…) + avec pénalités pour tout blocage du système empêchant l’accès au système dans les délais. L’Etat s’assure de continuer à faire ce pour quoi il existe (entre autres) : collecter l’impôt. Le prestataire a tout intérêt à motiver les citoyens à utiliser Internet (20 euros par déclarations) et à s’assurer que le système fonctionne correctement.





Chanson - Le blues la bouse


C’est tous les jours qu’elles se font traire Toutes celles qui ne peuvent que se taire Mais y a rien à y faire C’est vache les affaires


C’est le blues de la bouse
C’est le blues de la bouse
C’est le blues de la bouse
Ah ! La vache


C’est l’heure de la traite des vaches
Hum, qu’il est bon le lait d’la vache
Quelle que soit la saison ça marche
Il faut presser le pis sans relâche


Quand on en aura fini
On en f’ra des canapés jolis
Ou bien des carpettes de lit
Ah ! Quelle vacherie tous ces nantis





4/12/2005

J ’ai décidé de devenir con…


A y est ! Je capitule. J’ai décidé de devenir con. Ainsi, je pourrai enfin regarder la télé et trouver que c’est super. Je pourrai enfin critiquer les politiques avec mes copains au bar, sans avoir rien à proposer ; critiquer les footballeurs qui refusent de mourir asphyxiés sur le terrain alors qu’ils sont payés des millions ; critiquer les arbitres aussi qui ne voient jamais rien sur le terrain alors que les 10 ralentis de l’action prouvaient bien qu’il y avait penalty. Je pourrai enfin faire des raccourcis du type : arabe = musulman = islamiste = terroriste, sauf l’arabe du coin, mais lui il est gentil et en plus il est ouvert jusqu’à 23 heures, pas comme ces fainéants de fonctionnaires dont je pourrai faire partie, mais moi ça sera pas pareil… Je pourrai enfin critiquer quand je partirai à l’étranger : la compagnie aérienne (je paierai le moins cher possible et je trouverai que c’est dégueulasse de ne pas offrir de champagne), les locaux qui ne font rien, qui ne parlent pas français, qui ne mangent pas comme nous (alors qu’on a la meilleure cuisine du monde – d’ailleurs, il faudrait déposer la marque « meilleure cuisine du monde » parce qu’il paraît qu’il y a des pays comme la Chine, le Japon, l’Inde, la Thaïlande, l’Italie… qui prétendent la même chose que nous), bref être de content de partir en vacances pour être content de revenir afin de pouvoir râler le jour de mon retour sur les transports qui étaient en grève. Je pourrai critiquer les Américains et leur système libéral qui permet à un pauvre de devenir riche dans une même vie alors que chez nous, au moins, c’est clair : quand tu es issu d’un milieu, tu restes dans le même. Je ne comprendrai pas qu’ils n’aient pas notre modèle social qui pousse la solidarité à l’extrême : il faut payer des impôts, soutenir des associations (pour payer moins d’impôts), acheter des disques qui soutiennent des associations, offrir l’obole aux pauvres qui mendient… si avec tout ça, on n’est pas le pays le plus solidaire. Je pourrai enfin faire assumer mes conneries par les autres. Je pourrai voter contre tout le temps. Je serai heureux puisque la télé me prouvera qu’il y en a qui sont plus tordus, plus malheureux, plus cons que moi et je trouverai ça vachement bien, même si de temps en temps je me dirai que ça serait bien d’en avoir un peu plus.




L ' argument pour le Oui, en France



Le seul argument qui vaille pour le OUI à l’adoption de la Constitution Européenne en France est l’Art. I.8 du projet de constitution Européenne : « La journée de l'Europe est célébrée le 9 mai dans toute l'Union. ». Etant donné qu’on a déjà le 08 férié, rien que l’an prochain en 2006, cela permettra de faire un week-end de 4 jours, voire 5 avec une RTT… Il est sûr que la célébration d’une telle journée ne peut être que férié en France. Etonnant que personne n’ai encore soulevé ce point dans le débat en France. 




Un bon coup de poing dans les bourses …


Le président de l’Argentine, Nestor Kirchner, a tout simplement appelé au boycott de la compagnie pétrolière Shell dans son pays, puisque celle-ci refusait de baisser ses tarifs. Réaction immédiate de Shell à la lecture des ventes réalisées, une réduction de ses prix de 3,3%. A une autre époque, on aurait nationalisé, ou pris contact avec les homologues du gouvernement du pays d’origine de la société... Désormais, il suffit d’attaquer le portefeuille.


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4/08/2005

A propos des retraites …


Ce qu’il faudrait faire pour régler le problème des retraites ?


Que tout le monde prenne sa retraite d’une durée de 10 à 15 ans, à l’issue de ses études. Le financement s’établirait pour partie par un système de caisses par répartition (au moins lorsque la durée est connue, on maîtrise le budget nécessaire). Pour une autre partie, chacun serait libre de déterminer le complément retraite, à négocier sous forme d’emprunts bancaires, à rembourser à la fin de sa retraite lorsque l’on démarrerait son activité professionnelle.