4/04/2008

Ch ' peux t ' taxer une clope ?

A cette question, je répondais toujours au badaud par la suite déconfit : "Non, mon ami, vous pouvez quémander, exiger, demander... mais taxer. Grand Dieu, non ! La taxe est l'apanage de l'Etat."  L'hurluberlu en étant encore à décrypter la formulation et tergiverser si la réponse était oui ou non, j'avais tout le loisir de passer mon chemin...


Une taxe est théoriquement « la contrepartie monétaire d'un service rendu par une personne publique ».


Bien entendu, en contrepartie de cette nouvelle taxe sur tout téléphone qui permet de stocker de la musique, l'Etat va nous rendre un bien grand service Public puisque 25% des sommes collectées iront financer "des évènements culturels musicaux, cinématographiques, théâtraux, etc. Les Eurockéennes de Belfort, le Mois du film documentaire ou encore le Festival International de la bande dessinée d'Angoulême sont concernés."... qui se feront un plaisir d'adresser à chacun de leurs actionnaires (tout possesseur d'un téléphone donc) une invitation gratuite en remerciement de leur mécénat. D'ailleurs la rubrique Partenaires de ces manifestations sera éditée par Les Pages Jaunes.


A bien regarder la structure de la taxe (1 euros pour 128 Mo, 50 euros pour 400 à 560 Go), vous avez tout intérêt à faire l'acquisition d'un téléphone à 400 Go (sachant que 2Go permettent de stocker l'équivalent de 30 CD) puisque le Mo de stockage est alors de 0,000125 euros, donc les 128 Mo à 0,016 euros soit une économie de taxe de 0,984 euros...


Vous n'y comprenez rien ? C'est pourtant de culture qu'il s'agit...



4/03/2008

Territoires...

Il y a quelques années, lorsque je préparais les concours pour rejoindre nos camarades cranes d'oeufs (heureusement que je l'ai loupé celui-là), j'avais eu un sujet qui traitait des multinationales. Dans le contexte, l'angle était nécessairement "quels dangers et quels contrôles pour l'Etat face à ces entreprises qui sont partout et nulle part, et qui pratiquent parfois le chantage économique - délocalisation".


Avec le développement des réseaux virtuels, la situation actuelle tendrait plus au regroupement des individus par rapport à des goûts personnels. Dès lors, l'Etat peut-il m'imposer (moi, en tant que minoritaire) les vues de la majorité (fonctionnement normal en système démocratique), quand je peux décider de ne plus rien avoir à faire avec les gens qui me sont physiquement proches ? A quand un Etat virtuel autoproclamé dont les citoyens feraient sécession d'avec leur Etat géographique ?



4/02/2008

Pens ée 146

Des tests ADN le confirment. La Petite Sirène a subi des modifications génétiques. A la base, c'est un thon.



4/01/2008

Petites affaires...

"La banderole nous mobilise, l'injustice nous indiffère. Pays des droits de l'homme, il nous arrive parfois d'en avoir une curieuse conception." Complètement d'accord avec Michel Schifres, qui a décidément ce talent inégalable de mettre en perspective en peu de mots ces faits de société à côté desquels nous passons.


D'un autre côté, si les journalistes (ou les directeurs d'éditions) faisaient mieux leur travail et mettaient à la une ce qui doit l'être, peut-être aurions-nous d'autres sujets de réflexions et de de discussions.



3/27/2008

Pens ée 145

Sourire intérieur, personne ne prête attention au fait que je suis nu, sous mes habits.



Indizestion de connexions

Le verdict tombe à peine...


Image_3



fuzz.fr, une d écision pas si mauvaise

Dans "l'affaire" opposant l'acteur Olivier Martinez à une vingtaine de sites internet, dont Fuzz.fr édité par une société montée par Eric Dupin, blogueur connu sous le nom de Presse Citron, le juge a donné raison à l'acteur...


Rappel des faits : Fuzz.fr est site à la sauce "Digg like". Les internautes proposent des extraits de notes et des liens vers les sources de ces notes, qu'ils rangent eux-mêmes dans des catégories. Les autres utilisateurs du site votent, modifiant ainsi le classement ; les articles les mieux notés étant en haut du panier.
Un utilisateur du site avait proposé un lien vers un article d'un site traitant d'actualités People évoquait une liaison d'Olivier Martinez avec une actrice. C'est la présence de ce lien avec le titre racoleur qui va bien qui était attaqué par l'acteur et son avocat. Côté défense, l'éditeur de Fuzz expliquait qu'il ne faisait que proposer une plate-forme permettant aux gens de relayer des informations. Qu'à ce titre il se considérait comme hébergeur du service et non éditeur d'informations.


Le juge en a décidé autrement. 


C'est effectivement une douche froide pour beaucoup. Mais dans le même temps, est-ce une si mauvaise décision ?


L'avocat de l'acteur réclamait 35.000 euros. La condamnation est de 1.000 euros (+ 1.500 euros de frais de justice). Le juge semble simplement avoir voulu donner un signal fort. Ce n'est pas parce qu'on peut tout automatiser qu'il faut laisser faire n'importe quoi.


Dans un univers technologique où il ne faut pas plus d'une journée (design compris) pour monter un tel service Internet (cf. Pligg), peut-on se retrancher derrière un statut d'hébergeur quand effectivement on cherche à attirer du trafic avec des catégories comme "People" ?


J'ai pu lire ici ou là que c'était l'avenir des blogs aux-mêmes et des sites communautaires qui étaient en danger. Je ne le crois pas. Concernant les blogs, le jugement ne les interdit pas. Il rappelle simplement qu'un blogueur est responsable éditorial de ce qu'il publie. Concernant les sites communautaires, certains vont devoir s'interroger sur la modération, mais des solutions de confiance existent (cf. la spirale de l'ego). En revanche, c'est un avertissement sérieux pour ceux qui créent des sites ne visant qu'à exploiter le fait divers en intégrant des flux automatiques. C'est bien connu, personne n'achète Voici ou Gala, mais tout le monde le lit... 


Sur le fond, cela sonne plus comme un signal exprimant le souhait que les relais d'informations élèvent plutôt que n'abaissent le niveau des débats.



3/20/2008

Si tu t ' excuses, j ' arr ête tout

Ce serait le SMS que j'aurais envoyé à Airy Routier, ce "journaliste" (?) qui aurait publié une histoire bidon de SMS présidentiel... Ce pourrait être le SMS que le syndicat en charge de l'attribution de la carte de journaliste professionnel pourrait envoyer à Airy Routier... Ce pourrait être le SMS de la direction du Nouvel Obs pour signifier à cet employé qu'il est en train de se faire licencier pour faute professionnelle...


Airy Routier s'excuse, mais auprès de Carla, et encore pas vraiment... En tout cas pas au Président, pas à son ex-épouse, pas aux lecteurs du Nouvel Obs, pas à ses confrères... Donc, je continue.


M. Routier, vous pourriez avoir la décence de vous élever au niveau de dignité et d'intelligence de notre Première dame qui prend le temps de réfléchir et d'argumenter sur ce qu'est la calomnie, prenant même la précaution de vous éclairer d'une citation de "La Vérité si je mens" pour le cas où vous ne pourriez comprendre celle de Beaumarchais. 


Au lieu de celà, vous vous enfoncez ; vous cherchez à nous biaisez (et je préfère mettre le point sur le "i") : (...) répond Routier qui confiait aussi hier «ne rien regretter» et se disait de «plus en plus sûr que ce SMS est totalement véridique». Et d’ajouter : «Petite affaire, grosses emmerdes.» (...)


Non, ce n'est pas une "petite affaire" que de publier n'importe quoi pour invoquer ensuite l'air du temps, la pression d'Internet (comme de bien entendu), le comble consistant à sous-entendre que vous avez publié une affabulation qui, si elle avait été vraie, méritait d'être publiée.


Point n'est besoin d'aller chercher bien loin où se trouvent les fossoyeurs de la presse en France.




Si tu t ' excuses, j ' arr ête tout

Ce serait le SMS que j'aurais envoyé à Airy Routier, ce "journaliste" (?) qui aurait publié une histoire bidon de SMS présidentiel... Ce pourrait être le SMS que le syndicat en charge de l'attribution de la carte de journaliste professionnel pourrait envoyer à Airy Routier... Ce pourrait être le SMS de la direction du Nouvel Obs pour signifier à cet employé qu'il est en train de se faire licencier pour faute professionnelle...


Airy Routier s'excuse, mais auprès de Carla, et encore pas vraiment... En tout cas pas au Président, pas à son ex-épouse, pas aux lecteurs du Nouvel Obs, pas à ses confrères... Donc, je continue.


M. Routier, vous pourriez avoir la décence de vous élever au niveau de dignité et d'intelligence de notre Première dame qui prend le temps de réfléchir et d'argumenter sur ce qu'est la calomnie, prenant même la précaution de vous éclairer d'une citation de "La Vérité si je mens" pour le cas où vous ne pourriez comprendre celle de Beaumarchais. 


Au lieu de celà, vous vous enfoncez ; vous cherchez à nous biaisez (et je préfère mettre le point sur le "i") : (...) répond Routier qui confiait aussi hier «ne rien regretter» et se disait de «plus en plus sûr que ce SMS est totalement véridique». Et d’ajouter : «Petite affaire, grosses emmerdes.» (...)


Non, ce n'est pas une "petite affaire" que de publier n'importe quoi pour invoquer ensuite l'air du temps, la pression d'Internet (comme de bien entendu), le comble consistant à sous-entendre que vous avez publié une affabulation qui, si elle avait été vraie, méritait d'être publiée.


Point n'est besoin d'aller chercher bien loin où se trouvent les fossoyeurs de la presse en France.




Si tu t ' excuses, j ' arr ête tout

Ce serait le SMS que j'aurais envoyé à Airy Routier, ce "journaliste" (?) qui aurait publié une histoire bidon de SMS présidentiel... Ce pourrait être le SMS que le syndicat en charge de l'attribution de la carte de journaliste professionnel pourrait envoyer à Airy Routier... Ce pourrait être le SMS de la direction du Nouvel Obs pour signifier à cet employé qu'il est en train de se faire licencier pour faute professionnelle...


Airy Routier s'excuse, mais auprès de Carla, et encore pas vraiment... En tout cas pas au Président, pas à son ex-épouse, pas aux lecteurs du Nouvel Obs, pas à ses confrères... Donc, je continue.


M. Routier, vous pourriez avoir la décence de vous élever au niveau de dignité et d'intelligence de notre Première dame qui prend le temps de réfléchir et d'argumenter sur ce qu'est la calomnie, prenant même la précaution de vous éclairer d'une citation de "La Vérité si je mens" pour le cas où vous ne pourriez comprendre celle de Beaumarchais. 


Au lieu de celà, vous vous enfoncez ; vous cherchez à nous biaisez (et je préfère mettre le point sur le "i") : (...) répond Routier qui confiait aussi hier «ne rien regretter» et se disait de «plus en plus sûr que ce SMS est totalement véridique». Et d’ajouter : «Petite affaire, grosses emmerdes.» (...)


Non, ce n'est pas une "petite affaire" que de publier n'importe quoi pour invoquer ensuite l'air du temps, la pression d'Internet (comme de bien entendu), le comble consistant à sous-entendre que vous avez publié une affabulation qui, si elle avait été vraie, méritait d'être publiée.


Point n'est besoin d'aller chercher bien loin où se trouvent les fossoyeurs de la presse en France.